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Un peu d'histoire |
Des membres fondateurs jusqu'aux militants syndicaux
Dans la période de l'Entre-Deux-Guerres et au début de la crise économique mondiale, les conducteurs professionnels se sont réunis pour créer l'ACAL (Association Professionnelle et de Secours Mutuels des Conducteurs d'Automobiles du Grand-Duché de Luxembourg). 80 chauffeurs professionnels ont assisté à l'assemblée constitutive, le 7 août 1930 à Luxembourg. C'était une époque où l'automobile est devenu de plus en plus populaire. La première ligne d'autobus fut installée en 1926 à Luxembourg-ville. Les employeurs avaient besoin de chauffeurs professionnels. Or, le matériel utilisé à cette époque n'était pas du tout confortable et les conditions de travail étaient misérables. Les chauffeurs étaient à pied d'égalité avec le personnel de la maison. Ils n'étaient ni affiliés à une caisse de maladie ni à une caisse de pension. Une formation professionnelle n'existait pas.
Les buts de 1930 En 1930, les buts de l'ACAL étaient de défendre les intérêts professionnels de ses membres, d'organiser des réunions d'information en vue de prévenir les accidents de travail, d'accorder assistance judiciaire dans des cas spéciaux, de soutenir financièrement les membres qui se trouvaient dans une situation sociale précaire, de payer une indemnité pécuniaire de maladie aux membres qui en ont eu besoin. À cet effet, l'ACAL a créé une mutuelle et une caisse de secours dont les statuts ont été publiés au Mémorial le 9 février 1931. À partir de cette date, la mutuelle de l'ACAL était reconnue officiellement par l'Etat. En 1931, l'ACAL fonctionnait sous le patronage du Prince Félix. La couronne dans l'emblème de l'ACAL en est encore un témoin de cette époque.
Premiers succès et premières défaites Au début des années 30, la profession de chauffeur était reconnue officiellement ce qui a eu un impact positif sur l'évolution des membres. Avant la Seuxième Guerre mondiale, l'ACAL comptait plus de 1000 membres. Pendant l'occupation par les nazis, la fortune de l'ACAL fut confisquée et transférée au " National-Sozialistischer Kraftfahrer-Korps " (N.S.K.K.). Les activités de l'ACAL furent interdites. Après la guerre, les activités de l'ACAL se concentraient à une amélioration des conditions de travail et à une reconnaissance de leur profession. Pour imposer mieux leurs idées, les membres de l'ACAL ont décidé, lors d'une assemblée générale extraordinaire, le 12 décembre 1954, de s'affilier à la Fédération Nationale des Cheminots luxembourgeois. Un contrat de coopération fut signé le 1er janvier 1955. Pour la première fois, l'ACAL a obtenu un secrétaire permanent. En 1959, l'ACAL a réussi à convaincre le ministre des Transports Vic Bodson pour faire voter une loi concernant l'introduction du permis de conduire professionnel (permis H). Après les élections de 1969, le nouveau ministre des Transports, le libéral Marcel Mart, a retiré la loi.
Premières conventions collectives La première convention collective pour les chauffeurs d'autobus a pu être signée le 30 mai 1969 avec l'Association des Entrepreneurs Luxembourgeois de Lignes d'Autobus. La première convention collective pour les chauffeurs de camion fut signée en 1975 avec la Fédération des Commerçants - Groupement Transport. Finalement, les chauffeurs de taxis ont obtenu leur première convention collective le 1er octobre 1976. Elle a été contresignée par la Fédération des Patrons-Loueurs de Taxis et d'Autos. Sous la pression de l'ACAL, le Gouvernement a organisé, en 1982, les premiers cours de formation pour les chauffeurs professionnels.
2001: Affiliation à l'OGB-L
Un changement très important a eu lieu le 14 janvier 2001 lorsque les membres de l'ACAL, réunis en assemblée générale extraordinaire au centre culturel à Hollerich, ont adopté, avec 160 voix et 6 abstentions, une résolution pour s'affilier à l'OGB-L. Un contrat de coopération entre l'ACAL et l'OGB-L fut signé le 26 juin 2002. Depuis le 2 octobre 2001, l'ACAL est membre auprès de l'ETF (Fédération Européenne des Travailleurs du Transport) et auprès de l'ITF (Fédération Internationale des Travailleurs du Transport). Le phénomène de la mondialisation demande une coopération plus étroite au niveau européen et international. Tous les membres de l'ACAL ont été choqués par la nouvelle du décès de leur président Guy Ross en date du 27 novembre 2001. En date du 14 mars 2002, Mett Waldbillig a pris la relève de Guy Ross. Le siège de l'ACAL se trouve à Bertrange-Helfenterbrück. Plus de 2600 membres luttent solidairement pour une amélioration de leurs conditions sociales. Par une propre mutuelle, les membres de l'ACAL sont représentés dans les divers comités des mutuelles et de la Caisse médico-chirurgicale mutualiste. Comme c'est le cas pour tous les départements de l'OGB-L, l'ACAL est dirigé par une direction syndicale. Le secrétariat se compose de 4 permanents.
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